Alegría – A Spark of Light (François Blouin, Félix Lajeunesse, Paul Raphaël, 2020)

Vai bambino vai vedrai

Je crois au hasard, sauf quand j’écris. Après réflexion, je dirais que la réalité virtuelle est en fait plus proche de la réalité onirique par bien des aspects. Elle provoque un faux sentiment de réalité utopique qui à la fois nous émerveille, et nous déprime lorsque l’on doit à nouveau faire face à la vraie réalité.

Je vous présente aujourd’hui un deuxième court-métrage du catalogue de films de réalité virtuelle proposé par le Centre Phi avec l’évènement PHI VR TO GO, créé spécialement pour nous empêcher de sombrer pendant le confinement. Pendant quelques jours, et pour un prix relativement raisonnable, j’ai pu profiter dans le confort de ma maison de dix court-métrages de réalité virtuelle des plus impressionnants qui soient ! Ce court-métrage intitulé Alegría – A Spark of Light, et réalisé par François Blouin, Félix Lajeunesse, et Paul Raphaël en 2020, est une autre œuvre de Felix & Paul Studios qui reprend le spectacle du même nom du Cirque du Soleil pour l’adapter à cette nouvelle technologie.

Pour visionner la bande-annonce, je vous conseille de paramétrer la qualité de l’image à 1440s60, puis de faire bouger l’image avec la souris pour que vous puissiez faire l’expérience de cette œuvre d’une manière qui se rapproche le plus de la réalité virtuelle. Paramétrer la qualité au maximum risque de faire sauter l’image, mais vous pouvez toujours essayer.

Réinvention unique de l'une des productions les plus emblématiques du Cirque du Soleil, Alegría - A Spark of Light est un conte universel de renouvellement et d'illumination. 
Dans un monde figé dans le silence et l’obscurité, rejoignez les habitants alors qu’ils 
suivent le porteur de lumière et entreprenez avec eux le voyage de l’espoir.
Prémisse de l’œuvre extraite du site Internet du Centre Phi

En ces temps où aller voir un spectacle de cirque est impensable, j’ai trouvé ingénieuse l’idée de ce studio de produire une portion de ce spectacle sous une nouvelle forme. Il ne s’agit pas seulement d’une portion de spectacle, mais bien d’une progression dramatique ni trop courte, ni trop longue, avec un message d’espoir puissant à laquelle sont intégrés plusieurs numéros du spectacle. Les dialogues, absents, sont évidemment inutiles pour ce genre d’œuvre que nous ressentons de toutes les autres manières possibles, et notamment grâce au personnage de ce clown triste que nous rencontrons dans cet espace ténébreux, et qui reprend espoir à la fin de l’œuvre après des numéros tous plus exceptionnels les uns que les autres ! Les costumes sont grandioses, et le jeu d’acteur y est même présent chez ce clown qui nous emmène dans son monde pendant quatorze minutes que nous ne voyons même pas passer ! L’utilisation de la technologie de réalité virtuelle est absolument magnifique ici, et je dirais presque parfaite, car en tant que spectateur, nous sommes actifs, mais pas surmenés d’informations, donc il n’y a pas d’inconfort visuel, ce qui arrive parfois avec la nausée que l’on peut ressentir devant cette technologie. Il y a ici un énorme travail sur les perspectives et les surimpressions, et une impressionnante utilisation de l’espace périphérique, le tout accompagné d’extraits de la bande-son de chansons italiennes du spectacle ! À la fin de l’œuvre, ce sont des émotions de joie et de passion devant cette combinaison de tous les arts, et principalement des arts de la scène et des arts visuels, que l’on ressent ! Cette œuvre a été ma préférée du catalogue, et mérite cinq étoiles selon moi !

Références

Image mise en avant : VRFocus

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