Everest VR – The Movie Experience (Jonathan Griffith, 2019)

Ma montée du Mont Everest sans oxygène en mai 2020

Devant ce genre d’expédition à risque, je me suis toujours positionnée à la frontière entre fascination pour des gens qui souhaitent vivre une fois dans leur vie quelque chose de réel et de fort, et répulsion sérieuse pour des gens qui s’amusent à jouer avec la vie qui est précieuse.

Everest VR – The Movie Experience est le cinquième court-métrage de réalité virtuelle que j’ai pu visionner dans le confort de ma chambre avec le catalogue de dix films proposé par le Centre Phi grâce à l’évènement « PHI VR TO GO », créé spécialement pendant le confinement. Je vous invite à visionner la bande-annonce grandiose et qui donne déjà le tournis sur YouTube plutôt que directement sur ce blog. N’oubliez pas de régler la qualité de l’image au maximum, et de faire bouger l’écran avec la souris pour une expérience optimale !

« Alors que Sherpa Tenji a déjà traversé l’Everest sans utiliser d’oxygène en bouteille auparavant, aurait-il ce qu’il faut pour le refaire? Suivez-le alors qu’il monte de plus en plus dans la zone de la mort, une zone qui contient si peu d’oxygène que son corps ne peut survivre longtemps. Rejoignez-les pour vivre l’une des expériences d’aventure les plus immersives jamais capturées. »

Synopsis de l’œuvre du site Internet du Centre Phi

Je crois au hasard, sauf quand j’écris. Ce film est une pure merveille de technologie, et c’est très rare pour moi de dire ça ! Le choix du contenu documentaire a été vraiment décisif dans la mise en place de la technologie la plus récente qui soit, ainsi que la mise en avant de toutes les facettes de la réalité virtuelle ! Pour ne pas nous donner trop le tournis, le court-métrage n’est pas trop long. Il dure juste le temps qu’il faut pour que nous soyons plongés nous-mêmes au cœur de l’Everest pour accompagner jour et nuit Jonathan Griffith (qui en plus de sa rude expédition doit mettre en scène son film en transportant encore plus de matériel) et son partenaire Sherpa Tenji qui prennent la relève du défi que s’était lancé leur cher ami, l’alpiniste suisse Ueli Steck, décédé sur les pentes du Nuptse le 30 avril 2017 à l’âge de 40 ans. Ce qui est particulièrement frappant dans ce court-métrage est la diversité et la beauté des paysages et des plans colorés et lumineux qui font en sorte que nous soyons encore plus immergés au cœur des montagnes, quitte à en avoir presque peur pour notre propre vie ainsi que pour celle des randonneurs ! Parfois, il vaut mieux ne pas regarder en bas, car l’équipement de réalité virtuelle peut être carrément positionné soit à la taille des randonneurs lorsqu’ils traversent une crevasse sur une échelle posée horizontalement, soit directement sur le flanc ardu d’une montagne. C’est effrayant ! La musique est également exceptionnelle et digne d’un long-métrage de fiction ! Et ne parlons pas des changements d’atmosphères… ! Quel exploit technologique ! Le visuel étant tellement impressionnant, la voix-off de Griffith peut parfois être plus distrayante qu’autre chose. Dans tous les cas, je suis ressortie de cette expérience avec des frissons de bonheur partout, prête à escalader n’importe quoi à mon tour ! Je donne cinq étoiles. 

La réalité virtuelle accompagne ici à merveille le caractère philosophique et anthropologique de l’œuvre. Jusqu’où est-on prêt à aller pour vivre une émotion forte ?

Références

Image mise en avant : https://www.everestvirtualreality.com

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